Parfois les règles, c’est comme les murs d’un labyrinthe. Ca nous bloque. Ca nous oppresse. On ne sait pas pourquoi elles sont là. Devant nous. Alors qu’on avait pourtant l’impression d’être bien partis. D’être sur le bon chemin.

Parce qu’on a pas comprises. Parce qu’on ne les a pas intégrées. Parfois ces règles, on aurait peut-être sans doute pu les voir venir si on avait un peu levé la tête. Si on avait un peu écouté. Mais non.

Alors on se retrouve face au mur. Et alors parfois on vraiment fâché. On est vraiment fâché de s’être trompé. On est vraiment fâché de ne pas avoir levé la tête plus tôt. On est vraiment fâché de trouve cette p***** de règle sur notre chemin. Alors qu’on avait l’impression d’avancer. alors qu’on espérait atteindre rapidement notre objectif.

Alors parfois les règles, on n’a pas envie de les respecter. On voudrait passer au travers. N’en faire qu’à notre tête, casser le carreau, passer par dessus la haie, gommer le petit trait qui nous empêche d’avancer.

Mais parfois ça ne marche pas comme ça. Alors on doit arrêter d’avancer et prendre un peu de recul. Prendre un peu de recul comme on le ferait avec le crayon. On doit s’arrêter et prendre le temps de regarder. Regarder ce qui nous bloque, comprendre la limite. Comprendre la limite, comprendre ce qui nous est interdit et réaliser qu’il y a plein d’autres passages possibles.

Comprendre que si on s’obstine à regarder la barrière, on ne va jamais trouver l’issue. Que c’est parfois en se battant contre la règle que l’on se fatigue le plus. Comprendre qu’il existe toujours un autre chemin. Qu’il doit exister un autre chemin.

Comprendre que c’est peut-être cette limite qui va nous permettre de nous dépasser. Qui va permettre de passer par un parcours beaucoup plus intéressant. Un parcours qui nous correspond. Un parcours qui nous mène à notre objectif sans blesser les autres.

Et alors, quand on a compris, quand on se sent prêt, respirer à fond et reprendre le bon chemin. Reprendre le bon chemin, et avancer.