Ratatouille ça me fait penser aux maths. Ça me fait penser à mon deuxième aussi. Mon premier est très habile avec son corps. Il a un sens de l’équilibre assez inouï (oui, je reste sa mère !). Mon deuxième non. Et pourtant il croit en lui. Il tombe et se relève. Il  retente. Il tombe encore. Mais lui y croit. Un jour alors que je sentais une enieme chute arriver. J’ai failli lui sauter dessus. L’empêcher. Et j’ai eu comme un sursaut de lucidité. Qui étais je pour lui dire ce qu’il était capable ou pas capable de faire? Pour le couper dans sa conviction qu’il y arriverait?
 
Alors le lien avec Ratatouille peut paraître obscur ou évident. Le truc de Ratatouille c’est que pendant tout le dessin animé, nous on le voit qu’il n’est pas comme les autres rats. Mais eux – les autres rats – non.
Et si nous étions parfois comme les autres rats de Ratatouille. Aveugles au don, à l’envie, à l’enthousiasme.
Et si on passait à côté de destinées, de vocation, de passion par étroitesse d’esprit, peur ou prejuges. Et si on arrêtait de vouloir des garanties, des certitudes, un futur bien traces. Et si on se détendait, qu’on se resservait un verre de limonade et qu’on le regarder. Tomber ou pas, une fois de plus. Se relever, et sourire d’avoir compris comment faire pour la prochaine fois.